La loi El Khomri est finalement adoptée.

Par Théo Renault.

hebergement d'image Dessin de Marin Inbona.

La loi travail ou El Khomri a finalement été adoptée. Après une période de débat très tendue, c’est grâce à l’article 49 de la Constitution que la loi va être mise en place. Après l’échec de la motion de censure, à droite comme à gauche, plus rien ne peut désormais empêcher son arrivée, malgré le mécontentent des Français et le peu de modifications du contenu du projet de loi.

L’échec de la motion de censure.

Le seul moyen d’empêcher le passage de la loi grâce à l’article 49, alinéa 3, était la déposition d’une motion de censure accompagnée de la signature de 58 députés, puis son vote à l’Assemblée. À gauche, seules 56 signatures ont été recueilles dans le délai prévu de 24 heures, empêchant la motion de passer la première étape. À droite, assez de signatures, mais impasse lors du vote, qui devait dépasser la majorité absolue.

Un passage en force peu apprécié.

Vivement dénoncé de la part de politiques de tous les bords, l’utilisation du 49.3 est passé comme un passage en force. Même au sein du PS, certains « frondeurs » ont participé au dépôt de la motion de censure de gauche. On peut aussi relever le cas de Martine Aubry, qui juge cette action « pas acceptable. »

Dans la rue, tous les mouvements et syndicats appellent aux rassemblements pour montrer le mécontentement général. Même si, désormais, il est très improbable de voir le gouvernement effecteur un retour en arrière, beaucoup sont déterminés à continuer les mouvement de protestations. Depuis l’annonce de la « réussite » du 49.3, jeudi dernier, des actions très violentes ont été recensées dans les grandes villes, et principalement à Paris et Rennes.

Un jeu politique absurde.

La principale raison du passage de la loi travail est la non-solidarité gauche et droite. Deux motions de censure déposées, suffisamment de députés contre la loi, mais réussite du « passage en force ». La raison ? Les députés de gauche contre la loi préfèrent ne pas voter une motion de censure déposée par la droite. Jeu politique absurde, signe de l’hypocrisie de la politique actuelle…

Par Théo Renault.